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La situation dans les camps palestiniens
de Tell El-Rachidiyeh et de Bass est complexe.
Rappelons
que, dès 1983, l’AIST avait demandé aux instances concernées
lorsque l’UNRWA projetait de reconstruire ces camps, en grande
partie, détruits, de tenir compte de l’existence d’une zone
archéologique du plus haut intérêt ainsi qu’il ressortait notamment
des rapports des consultants envoyés par l’UNESCO en mission
à Tyr : Rapports du Dr Patricia Bikai (1982) et des Prof. E.
Will et du Prof. R. Hachmann (janvier 1983).
L’AIST avait fait part également de ses inquiétudes au représentant
de l’UNRWA, M. Rydbeck en octobre 1983 qui avait reçu l’autorisation
du Gouvernement Libanais pour reconstruire les bâtiments endommagés.
N’aurait-il pas mieux fallu mettre à la disposition de l’UNRWA
de nouveaux terrains et autoriser le transfert des camps afin
de récupérer les sites ? Or, aujourd’hui des travaux d’infrastructure
pour la mise en place d’égouts détruiront à jamais ces sites
archéologiques.
Le rapport du Comité Scientifique International qui s’est rendu
à Tyr du 14 au 17 juin 1999, avait recommandé : «Le camp des
réfugiés palestiniens (Al-Bass) est à conserver dans son statut
de zone archéologique..... En ce qui concerne les sites archéologiques
dispersés entre Rachidieh, Tell el Maachouk et le promontoire,
il est indispensable de délimiter des zones-tampons et de respecter
l’emprise de ces zones, conformément aux obligations de l’Etat
Libanais, telles qu’elles découlent de l’inscription de Tyr
sur la Liste du Patrimoine Mondial ».
M. Drocourt conseillait quant à lui : «... Des mesures conservatoires
sont indispensables pour la sauvegarde des constructions anciennes
en terre qui clôturent les sites et se désagrègent dès leur
mise au jour. Les sites de Baqbuq, Jal Albahr, Mhailib, Shawakir,
Rachidieh, Ras El-Aïn sont les principaux secteurs archéologiques
reconnus, concernés par ces mesures ».
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