Association Internationale pour la Sauvegarde de Tyr | Fondation Tyr
Appel à l’arrêt de l’autoroute du Sud

LES INTERVENTIONS DE L’AIST

Le Vice-Président du CFST, l’Ambassadeur Bernard Dorin, a adressé un courrier, le 23 mai 2000, au Directeur Général de l’UNESCO, Monsieur Koïchiro Matsuura pour souligner les dangers encourus, à brève échéance, par le site de Tyr. Monsieur Dorin a notamment dénoncé le prolongement de l’autoroute côtière dans la zone de Tyr appelée à traverser l’une des régions les plus fertiles du Liban et à couper en deux la ville moderne de Tyr. L’Ambassadeur Dorin a expressément émis le souhait que le Directeur Général puisse intervenir auprès des autorités concernées pour demander que le tracé de l’autoroute soit déplacé d’une dizaine de kilomètres plus à l’Est afin de sauvegarder un domaine archéologique exceptionnel. L’autoroute traverserait alors une zone de collines stériles. L’augmentation de son coût serait largement compensée par le sauvetage d’une zone agricole de première importance.

Le Président d’Honneur du Comité Américain, le Sénateur Spencer Abraham, a présenté le 28 juin 2000 au Sénat Américain (106th Congress, second session), un       « Statement 146 » relatif aux périls encourus par Tyr et priant les autorités libanaises de stopper les projets en cours jusqu’à l’établissement d’un plan de gestion qui prennent en compte les richesses de Tyr.

Par courrier daté du 4 juillet 2000, le Directeur Général de l’UNESCO a assuré l’Ambassadeur Dorin que ces questions étaient suivies de très près par l’UNESCO, en particulier par le Comité Scientifique International pour la Sauvegarde de Tyr qui a rappelé aux autorités libanaises, en septembre 1999, les engagements pris par elles dans le cadre de la Convention relative au patrimoine mondial et du classement du site de Tyr sur la Liste du Patrimoine Mondial. Le Comité Scientifique a également insisté sur l’importance d’établir une zone d’étude archéologique prioritaire le long du tracé de la future autoroute. Le Directeur Général a affirmé, concernant l’autoroute, que l’UNESCO n’épargnera aucun effort afin d’aider le Liban à trouver des solutions qui, tout en permettant le développement d’une zone jusqu’ici défavorisée et que la nouvelle voie doit désenclaver, assurent pleinement la protection de son patrimoine. C’est ainsi que le Liban est sur le point de recevoir de l’UNESCO une assistance pour des fouilles de sauvegarde le long du tracé de l’autoroute et qu’elle doit apporter son concours à la réalisation d’urgence d’une étude d’impact prenant en considération les aspects socio-économiques, paysagers et archéologiques.

A la suite de ces interventions capitales, le Dr Selim Hoss, a aussitôt demandé au Département des Grands Projets, la modification du tracé de l’autoroute. Le 10 janvier 2001, le Directeur p.i. des Grands Travaux dans un courrier adressé au nouveau Premier Ministre, Monsieur Rafic Hariri, a proposé 3 variantes pour le nouveau tracé de l’autoroute du Sud afin de préserver les sites archéologiques répertoriés. Rappelons que l’autoroute est déjà réalisée jusqu’à Sarafand. La portion restante est actuellement gelée par décision du Conseil d’état. Seul, à ce jour, l’emplacement d’un échangeur près de Tyr a été modifié sur les plans.

Lors de la 27° session du Comité du Patrimoine Mondial, du 30 juin au 5 juillet 2003, un rapport sur l'état de conservation de Tyr élaboré par la Direction Générale des Antiquités du Liban, à la demande du Comité du Patrimoine Mondial, a précisé que le tracé de l'autoroute à l'Est de Tyr avait été modifié.

Appel à l’arrêt de l’autoroute du Sud