| Depuis plus de 20 ans, le travail
entrepris par l’AIST inlassable, persévérant a
permis d'enregistrer bien des acquis et comme, Monsieur Maurice
Schumann, le regretté Président de l’AIST, l’a
si souvent exprimé avec force : "Nous n'avons jamais
songé à une renonciation qui eût été
ressentie par nous-mêmes comme la radiation du nom de
Tyr du grand livre du patrimoine universel ".
L’aboutissement des années d'efforts déployés
par l’AIST est, sans nul doute, la décision 121 EX/13
par le Conseil Exécutif de l'UNESCO lors de sa 121ème
session de lancer, à l’instar de Carthage ou
d’Abou Simbel, une Campagne Internationale en faveur de
Tyr et de ses environs. La situation qui prévalait
au Liban n’a permis le lancement officiel de cette Campagne
que le 3 mars 1998. L’importance du site, les projets
envisagés, le potentiel touristique générateur
de possibilités socio-économiques font de ce
vaste programme de réhabilitation et de développement
une priorité pour la région du Sud-Liban.
Car
Tyr a subi, au cours des longues années de guerre,
des dommages irrémédiables. L’établissement
d’une carte archéologique, portant d’une manière
fondamentale les zones à protéger et délimitant
définitivement et précisément le périmètre
archéologique de Tyr et sa région est primordial.
Cette carte devra être réalisée, en priorité,
pour éviter d’ouvrir à l’urbanisation des terrains
recelant des vestiges archéologiques. Elle permettra,
non seulement, d’assurer la sauvegarde du patrimoine culturel
de Tyr mais aussi, un développement urbanistique, économique
et social harmonieux de l’ensemble.
Dès 1991, l’Association a proposé à
l’UNESCO des projets d’actions qui pourraient s’inscrire dans
le programme de la Campagne :
L’établissement d'une carte archéologique
La création d'un Institut d'Histoire
et d'Archéologie
La création d'un Centre pour le Développement
de l'Artisanat
Les différentes campagnes menées à terme
par l'UNESCO ont, d'ores et déjà, démontré
ce que peut la coopération internationale pour protéger
les oeuvres culturelles de l'humanité. A Tyr, la permanence
du passé permet d'espérer un développement
urbanistique, social et culturel harmonieux… Car Tyr ville
ouverte sur la mer, creuset des civilisations incarne certes,
l’héritage d’un riche passé mais elle est surtout
une source d’inspiration pour l’avenir. Le legs historique,
culturel, archéologique de Tyr constitue un élément
fondamental de notre culture. En oeuvrant pour préserver
un héritage commun, nous apprenons ce qui nous unit
au-delà de ce qui nous oppose. Il est urgent d’agir
et de relever le défi que représente la renaissance
de cette cité millénaire qui est à la
mesure de la responsabilité que nous avons tous face
à notre histoire commune.
- Projet World Bank,
étude Pierre Khoury
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